Formation
Mobilisation lycéenne : les élèves sont-ils formés aux premiers secours ?
France · Octobre 2026
Alors que les lycéens se mobilisent pour demander de meilleures conditions d’études, le ministère ouvre ce 7 octobre un « temps lycéens » pour écouter leurs attentes. Dans ce débat sur la vie scolaire, une question mérite aussi sa place : les élèves sont-ils formés aux premiers secours ? Les heures libres de certains emplois du temps pourraient-elles servir à organiser des sessions ? Cette proposition ne remplace pas les réponses attendues aux revendications, et la demi-journée de dialogue annoncée n’est pas une séance de formation à réaffecter.
La réponse à la première question n’est pas un simple oui ou non. Le code de l’éducation prévoit un apprentissage des gestes de premiers secours pendant la scolarité obligatoire. Selon Éduscol, une sensibilisation est généralisée en troisième. Mais être sensibilisé ne signifie pas avoir suivi une formation complète « premiers secours citoyen » (PSC). Il serait donc trompeur d’affirmer que tous les lycéens arrivent en seconde avec le même niveau de formation ou un certificat.
Certains élèves peuvent suivre le PSC ; ceux qui ne l’ont pas suivi peuvent recevoir une sensibilisation complémentaire aux gestes qui sauvent. Dans certaines filières technologiques et professionnelles, une formation de sauveteur secouriste du travail (SST) entre dans le parcours du diplôme. Le point utile pour chaque lycée est simple : savoir quelles formations ont déjà été proposées et lesquelles restent à organiser, sans collecter de données de santé.
Pourquoi ne pas proposer plusieurs créneaux de formation au fil de l’année ? Les « trous » dans les emplois du temps sont une piste, pas une solution automatique : ils ne tombent pas au même moment pour tous les élèves, et les cours restent prioritaires. Un créneau libre pour une classe peut être occupé pour une autre ; il faut vérifier les disponibilités réelles. La direction, les représentants des élèves et les formateurs habilités pourraient repérer des plages communes. Répartir quelques sessions dans l’année éviterait de dépendre d’une journée unique. Former plus régulièrement donnerait à davantage d’élèves l’occasion d’apprendre et de revoir ces gestes. Il s’agit d’une idée d’organisation, pas d’une obligation de fréquence fixée par les textes.
La mobilisation actuelle porte d’abord sur les conditions d’études. Y ajouter ce sujet n’a de sens que si les lycéens peuvent en discuter librement et si le projet répond à un besoin exprimé dans leur établissement. Il peut toutefois rendre plus visible un enseignement déjà prévu dans le parcours scolaire et lui donner des créneaux identifiés, au lieu de laisser chacun supposer que « cela a forcément été fait » au collège.
Formation et équipement restent enfin deux dossiers séparés. Avant de parler d’obligation de défibrillateur, un lycée doit vérifier son classement et les règles applicables aux établissements recevant du public. Médicap peut accompagner le volet équipement avec une offre de location comprenant l’installation, la maintenance et la déclaration Géo’DAE. Le projet de formation, lui, se construit avec les acteurs habilités et la communauté éducative.
Un doute sur vos obligations ? Parlons-en.
Notre équipe vous aide à situer votre établissement au regard de la réglementation et vous propose une solution tout inclus.